Echo Chamber est le 8ème album du vocaliste new-yorkais Gino Sitson. Infatigable explorateur des sons, ce compositeur-musicologue allie avec une dextérité remarquable sa profonde connaissance des musiques africaines aux sonorités jazz et classiques. Artiste singulier, révélé au grand public il y a une vingtaine d’années avec Vocal Deliria, Gino Sitson ouvre avec ce nouvel album une voie jusque-là inexplorée dans l’univers des musiques africaines.

Crédits

Gino Sitson (chant, percussions corporelles, effets vocaux, kalimba, guitare acoustique, choeurs), Jody Redhage (violoncelle), Lev ‘Ljova’ Zhurbin (alto), Mike McGinnis (clarinette) + Sara Caswell (violon, #13), Maria João (chant, #4), Manu Dibango (marimba, #9) & René Geoffroy (bouladjel, #13)

Titres

1- Echoes (1:01) / 2- Echo Chamber (3:49) / 3- Aladin Memories (4:01) / 4- A Night In Molyko – feat. Maria João (3:43) / 5- Upper East Side (3:18) / 6- Bilam (3:36) / 7- Neuta (3:52) / 8- Makalapati (3:35) / 9- Upward – feat. Manu Dibango (4:25) / 10- Nou (4:04) / 11- Kreu Nen Tcham (4:00) / 12- Tambali (1:30) / 13- Vokalimba – feat. Sara Caswell & René Geoffroy (4:27) / 14- Voka (2:05)

« Je viens d’une famille de musiciens. Je suis issu de la lignée Ntontah, joueurs d’instruments à vent. Et aussi d’une lignée princière, à Bazou dans le Ndé, département de l’Ouest du Cameroun. Ma mère est chanteuse d’église ; mon père jouait de la flûte et lisait la musique. Mes parents écoutaient du blues, du jazz, des musiques  traditionnelles, des chants grégoriens… Je me suis très tôt intéressé à la voix. J’ai grandi dans un environnement où on lisait beaucoup ; mon père était même un latiniste. Cela pourrait sembler n’avoir aucun lien avec l’art musical, mais j’ai toujours envisagé la littérature, dont j’étais féru, comme de la musique. Je parle d’ailleurs souvent de la musique des mots. Et je m’interroge : comment sonne un ouvrage ? Comment dansent les mots ? Je m’intéresse à toute forme d’esthétique musicale. Les expériences que j’ai vécues en côtoyant différents musiciens et chercheurs en musicologie ont façonné ma perception de la musique. Mes oeuvres sont le reflet de mes racines plurielles, des racines nomades. J’y décline une part de mon identité. J’y raconte ce que je vis, ce que je vois et ma façon de vivre la musique. Ma musique est l’expression d’un esprit libre. »

Voix-orchestre, l’organe vocal de Gino Sitson se mêle avec une aisance assez étonnante aux instruments à cordes de Jody Redhage (violoncelle) et de Lev « Ljova » Zhurbin (alto), ainsi qu’à la clarinette de Mike McGinnis, qui forment l’ossature de ce projet qui a vu le jour sur scène il y a quelques années à New York. À cela s’ajoutent le jeu magistral de Manu Dibango au marimba, le bouladjel guadeloupéen de René Geoffroy, la « folie » vocale de Maria João, et  la grâce de Sara Caswell au violon. Echo Chamber confirme le talent de compositeur et d’arrangeur de ce vocaliste virtuose qui poursuit ses pérégrinations musicales en restant en phase avec lui-même.

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